À propos
J’aime partir d’un besoin client, en faire un produit qui tourne, puis le faire évoluer sans le casser. Du neuf comme du legacy : reprendre un code laissé à l’abandon, ou faire vivre un produit qui tourne déjà. Backends Python, pipeline CI/CD, infrastructure déclarée, et la sécurité traitée dès la conception plutôt qu’après l’incident. Ce que je ne sais pas, je préfère le dire que l’habiller.
La plateforme que j’exploite seul
Interview Challenger transforme l’URL d’une offre d’emploi en site de préparation d’entretien : récupérer l’offre, étudier l’entreprise, planifier les pages avec un LLM, construire un site statique, le publier derrière un mot de passe. Je l’ai conçu, construit et je l’exploite seul. Ce qui n’est pas automatisé, je le fais à la main, et personne ne prend le relais quand je dors. C’est pour ça que le pipeline compte plus que le code : c’est lui qui décide ce qui sort. Les images sont taguées par commit, les pull requests de déploiement sont ouvertes pour moi, et la production attend un humain.
Le jeu de données qui a survécu au code
Pendant cinq ans, j’ai été lead engineer sur Jaccede, une plateforme nationale d’accessibilité portée par une association. Nous avons réécrit une pile obsolète et l’avons migrée sur AWS sans l’arrêter, construit l’API Flask qui a rendu les données cohérentes, et tenu un jeu de données collaboratif exempt de doublons. Les subventions ne suffisaient plus et le site a fermé en décembre 2024. Les sauvegardes S3 et l’instance RDS ont été supprimées. L’Internet Archive avait indexé le site depuis 2002, mais le produit était une SPA : le HTML archivé n’est qu’une coquille et chaque réponse API archivée est un 403. Il n’y a aucun dump récupérable. J’avais contribué à structurer ce jeu de données, alors je l’ai reconstruit sous le nom LetMeGetIn depuis les dépôts privés qui avaient survécu : une API publique en lecture en FastAPI, PostgreSQL avec PostGIS, une CLI d’administration comme seul chemin d’écriture. La partie communautaire n’est pas construite. C’est un début, pas la plateforme qui a disparu.
L’anglais comme langue de travail
En 2013, je suis parti un an en Nouvelle-Zélande. J’ai passé plusieurs mois chez Treshna Enterprise à Christchurch, sur des projets web et mobile pour plusieurs clients, sans aucune possibilité de me replier sur le français : pas de précision à demander dans ma langue, pas de phrase ratée à rattraper. C’est là que l’anglais est devenu une langue de travail plutôt qu’une ligne de CV. Depuis 2020, c’est la langue de tous les jours : six ans chez UKG puis Back Market, des équipes internationales, les revues de code, les incidents et la documentation en anglais. Mes deux derniers managers ne parlaient pas français, et toutes les réunions étaient en anglais. Le CV dit « fluent » ; c’est ce que ça veut dire, pas un score de test.
Hors CV
Ce que je fais en dehors du CV. Sans morale ajoutée.
- Dehors. Jardinage, Escalade, Randonnée, Vélo.
- Les mains. Bricolage, Réparer des objets, Bricoler du matériel informatique.
- La tête. Échecs, Cybersécurité, Hacking.
- Sur scène. Théâtre, Improvisation théâtrale.
- Avec les enfants. M’occuper de mes enfants.
Contact
Basé en Belgique, près de Liège, je travaille à distance avec des équipes partout en Europe. Si un système doit être stabilisé, un produit livré, ou une décision mérite un deuxième avis, écrivez-moi.